Michel J. CUNY – Françoise PETITDEMANGE
Fallait-il laisser mourir Jean Moulin ?
(essai)

Livre papier
459 pages, 31 euros (29 + 2 de participation aux frais d’envoi)

 

Le 27 mai 1943, date de la première réunion du Conseil National de la Résistance, n’aura jamais eu officielle-ment qu’un statut historique de second rang. Rien à voir, en tout cas, avec ce qu’a longtemps pu être le 18 juin 1940…

S’il fallait se poser la question de savoir pourquoi il en est allé ainsi jusqu’à présent, il apparaîtrait bien vite que la réponse tient « tout simplement » dans cette circonstance que le Conseil National de la Résistance est un souverain qui a été victime d’un crime politique… passé totalement inaperçu.

Ainsi aujourd’hui ne le connaît-on plus guère que comme auteur de l’encore célèbre Programme du 15 mars 1944. Mais revenons à l’histoire du C.N.R. lui-même…

En février 1943, Jean Moulin se rend en Grande-Bretagne pour la seconde fois depuis la défaite de 1940. Il vient présenter au général de Gaulle la version définitive du statut de ce que sera ce qui ne s’appelle encore que : Conseil politique de la Résistance.

     Nul ne sait ce qu’ont pu être les discussions entre les deux hommes. Pour l’Histoire, le résultat le plus significatif s’en trouve désormais dans le deuxième tome des Mémoires de guerre (« L’Unité – 1942-1944 », Plon, 1956), et très précisément à la page 445 d’une édition dont il faut souligner qu’elle est effectivement l’édition originale réalisée du vivant de de Gaulle…
Souverainement
 
Dans le document signé en 1943 en présence de Jean Moulin, il y avait, à l’endroit des trois points de suspension, l’adverbe « souverainement » qui aurait dû faire du C.N.R., à la Libération, l’organe souverain dans l’attente des premières élections générales…
 
La suite ne laisse aucun doute… Et pour la comprendre, il faut apprendre à mieux connaître Charles de Gaulle.

 

 

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