Michel J. CUNY – Françoise PETITDEMANGE

Le feu sous la cendre
Enquête sur les silences obtenus par l’enseignement et la psychiatrie
(essai)

Livre papier
660 pages, 33 euros (31 + 2 de participation aux frais d’envoi)

 

À travers l’apprentissage de la lecture, c’est la capacité d’investigation de toute personne dans ce qu’il y a de plus typiquement humain – la parole, ses vérités, ses mensonges, ses à-peu-près – qui reçoit, ou pas, les moyens qui lui sont nécessaires pour produire ce maximum d’effet qui constitue une vie aussi pleinement réalisée que possible.

Quant à l’écriture, elle est remarquable pour l’aptitude qu’elle donne à qui en maîtrise les éléments les plus déterminants de voir venir sous ses yeux ce qu’il y a de pire ou de meilleur en elle ou en lui, et avec un effet rétroactif qui ne cesse de surprendre dès qu’il s’est manifesté une première fois.

C’est sur l’ensemble de ces terrains que vient se greffer la lutte des classes. Dans tout système d’exploitation, le rapport à la parole et à l’écrit ne peut être laissé à la disposition pleine et entière de celles et de ceux qui doivent, structurellement, plier leurs vies aux nécessités de la production et de l’exécution.

Sur les réalités historiques, les dominants installent différents trompe-l’oeil à l’usage du bon peuple, tandis que, par ailleurs et dès l’enfance, ils instillent à celui-ci, par le biais de l’enseignement tout autant que de la « psychologie » qui lui sert de prothèse, une capacité à ne savoir ni rien lire ni rien écrire de ce qui pourrait constituer son véritable chemin de vie.

Sous toute cette cendre, il y a pourtant un feu… dont il suffit de s’approcher… Et c’est bien une affaire de lecture.

 

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